Futur Hôpital Vaudreuil-Soulanges : L’UPA regrette la décision du gouvernement

Quelques heures après la nouvelle de la volte-face du gouvernement Legault par rapport au choix du terrain pour le futur hôpital, l’Union des Producteurs Agricoles de la Montérégie (L’UPA), publie son communiqué. Malgré le fait que nombreux se réjouissent de cette nouvelle, l’UPA regrette cette décision.

En effet, dans son communiqué, l’UPA se dit déçue de voir la ministre McCann reculer et entériner la décision du précédent gouvernement Libéral.

« Dans ce dossier, l’expertise externe semble avoir été totalement ignorée, notamment la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) et la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) », dénonce le président de l’UPA de la Montérégie, monsieur Christian St-Jacques.

L’UPA tient donc à rappeler que d’autres sites avaient été identifiés et étaient possibles pour la construction du futur hôpital de Vaudreuil-Soulanges et rappelle aussi l’importance de sauvegarder les terres agricoles.

« Pourquoi s’entêter à saccager et à fragiliser les terres agricoles les plus fertiles du Québec lorsque six autres options équivalentes sont possibles? J’aimerais que la ministre et les élus municipaux de cette MRC s’expliquent », poursuit monsieur St-Jacques.

La ministre a affirmé vouloir compenser les pertes de territoire agricole en revalorisant d’autres terrains. Pour l’UPA de la Montérégie, cette approche n’est pas une solution puisque les terres de qualité équivalente sont déjà cultivées.

L’UPA sonne l’alarme

De plus, le président de l’UPA de la Montérégie lance cette mise en garde : « Le territoire agricole de la Montérégie est vulnérable, car sa valeur marchande à l’hectare est inférieure à celle de la zone industrielle. Le gouvernement doit protéger la zone agricole de la convoitise des spéculateurs fonciers. Ceux-ci acquièrent des terres agricoles pour d’autres fins que l’agriculture. Lorsqu’ils réussissent à en faire changer l’usage, comme c’est le cas pour le site du nouvel hôpital choisi par la ministre : ils empochent d’énormes profits et créent un précédent regrettable. »

Dans son communiqué l’UPA rappelle aux élus de la Montérégie qu’ils ont une responsabilité puisque leur territoire contient la grande majorité des sols qui affichent une productivité et un rendement agronomique permettant de nourrir la population. La région génère 35 % de la production agricole totale du Québec. De plus, la rareté des terres agricoles [moins de 2 % du sol québécois] et leur caractère non renouvelable leur confèrent une importance stratégique.

« L’agriculture est beaucoup plus qu’une simple réserve de terrains peu coûteuse et disponible pour les activités de développement. En écartant l’avis de la CPTAQ et en choisissant délibérément de détruire le patrimoine agricole du Québec, le gouvernement de François Legault non seulement cède aux pressions indues, mais il lance le signal suivant : l’agriculture, en périphérie de Montréal, n’a pas de valeur… C’est déplorable », conclut Christian St-Jacques

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